OWNI http://owni.fr News, Augmented Tue, 17 Sep 2013 12:04:49 +0000 http://wordpress.org/?v=2.9.2 fr hourly 1 LGBT: la lutte de la rue aux ministères http://owni.fr/2011/06/29/lgbt-la-lutte-de-la-rue-aux-ministeres/ http://owni.fr/2011/06/29/lgbt-la-lutte-de-la-rue-aux-ministeres/#comments Wed, 29 Jun 2011 15:05:12 +0000 Thierry Schaffauser http://owni.fr/?p=72069 Je vis au Royaume-Uni depuis 2007. Ici, l’égalité des droits existe officiellement depuis que le Civil Partnership Act reconnait aux couples de même sexe les mêmes droits qu’aux couples hétérosexuels. Seul le mot mariage est différent, mais ça aussi on nous dit que ça va arriver. Alors oui, ça crée une différence énorme parce que symboliquement les hétéros britanniques doivent s’habituer depuis 2005 à ce qu’on soit réellement leurs égaux en droits. Il ne s’agit pas que du civil partnership ou de l’adoption. Il y a aussi, par exemple, des trucs qui ne risquent pas d’exister en France pour bientôt parce qu’en France, on est contre le communautarisme.

C’est ce qu’on appelle ici la diversity policy ou affirmative action traduit incorrectement en français par « discrimination positive ». Des entreprises s’engagent à embaucher des homosexuels, les chaînes de télévision à avoir des personnages ou animateurs homosexuels, la police recrute des gays et des lesbiennes au sein du LGBT police board qui se spécialise dans l’accueil des victimes LGBT (lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres) et l’investigation des crimes homophobes et transphobes. Les syndicats ont des conseils spécifiques pour les minorités, dont les LGBT, afin de traiter spécifiquement les discriminations homophobes dans le monde du travail, les agences d’adoption passent des pubs dans la presse gay pour nous inciter à adopter et nous convaincre que nous pouvons nous aussi être de bons parents.

Coming out, en anglais dans le texte

En plus de ces politiques communautaristes assumées, il y a une très forte visibilité presque partout. On n’attend plus que les footballers professionnels fassent leur coming out. Sinon, on a déjà des dizaines de députés et ministres ouvertement gays, des évêques de l’Eglise anglicane, des humoristes, des tonnes de célébrités qui se marient devant les cameras et les photographes des magazines, et quand on parle de stars, c’est du genre Elton John, Jimmy Somerville ou George Michael, des stars internationales donc. Faut dire que la pratique de l’outing n’a pas été qu’une menace ici, et on voit le résultat.

Enfin dernière différence, le mouvement gay ici est riche. En France, on a Pierre Bergé. Au Royaume-Uni, il y en a des dizaines qui financent toutes sortes de charités au profit de la communauté. En France, on milite sans argent ou on est dépendant de la subvention de la Mairie de Paris qu’il ne faut surtout pas critiquer. Au Royaume-Uni, ils font du fundraising et du networking afin d’avoir l’appui de gens puissants. Le Labour party a permis beaucoup de ces réalisations, mais le nouveau gouvernement de coalition entre les conservateurs et les libéraux ne revient pas sur les mesures d’égalité. C’est acquis pour tout le monde.

Alors vous me direz que ça a l’air bien. Ils ont presque tout. Oui, c’est vrai, on a presque tout si on est riche et puissant. Mais en réalité le mouvement gay n’existe plus depuis la campagne contre la section 28 qui interdisait de parler de façon positive ou neutre de l’homosexualité. Le mouvement gay au Royaume-Uni, c’est juste un business, tout comme la lutte contre le sida d’ailleurs. Pride London n’a aucun message politique et pense juste à devenir la plus grande Europride pour 2012. Il s’agit juste d’une fête commerciale et les associations qui veulent l’autorisation de défiler derrière les barrières de ‘sécurité’ de la parade doivent payer les organisateurs. Les autres ne peuvent que regarder passer les associations, compagnies et différents représentants d’industries défiler. On y va pour applaudir les militaires et les policiers gays dans leur uniforme et ils reçoivent en général un accueil chaleureux car ici ce sont leurs ‘boys’ et que le pays est en guerre.

Officiellement il n’y aurait pratiquement plus d’homophobie dans le pays. Donc plus besoin de militer. Il y a de toute façon des lobbyistes professionnels qui sont payés par les organisations pour faire ce travail-là. L’organisation Stonewall avait été fondée par des homosexuels riches dont des célébrités comme l’acteur Ian McKellan. Aujourd’hui, elle reçoit énormément d’argent de donateurs privés, mais aussi de fonds publics car elle sait se rapprocher de politiques influents. Des groupes de professionnels gays se mettent en réseau pour se promouvoir les uns et les autres dans les sphères économiques et politiques. La presse gay n’a donc pas grand-chose à dire à part vendre des produits pour les gays d’entreprises gay ou gay-friendly.

La seule homophobie qui resterait viendrait principalement des minorités religieuses, des communautés migrantes ou ethniques, des personnes des classes sociales inférieures. C’est ce qu’on peut lire en tout cas dans certains articles de la part de journalistes gays qui parlent à présent d’« homophobie musulmane » et croient savoir que dans certains quartiers de Londres comme Hackney et Tower Hamlets, l’homophobie serait plus forte qu’ailleurs. Un peu comme quand on parle des banlieues en France.

Pourtant, d’après moi, le mouvement gay est en train de perdre énormément en ce moment au Royaume Uni. Non pas à cause des musulmans, qui sont en fait de plus en plus nombreux eux aussi à soutenir l’égalité des droits, mais à cause des politiques de coupes budgétaires du gouvernement. Officiellement, le gouvernement soutient les droits LGBT et il est même prêt à les renforcer. En pratique, depuis qu’il est en place, il prétend que le pays est en situation de dette extrême à cause du gouvernement précédent qui, il est vrai, a donné beaucoup d’argent à ses amis des banques, et il faudrait à présent faire des économies. Bizarrement, l’idée d’augmenter les impôts, de stopper l’évasion fiscale des riches, ou d’arrêter des guerres coûteuses ne leur vient pas à l’esprit, mais réduire les services publics et les dépenses de l’Etat, ça ils kiffent. Il se trouve que parmi les coupes budgétaires, il y a en fait toutes ces subventions aux associations qui se sont spécialisées dans ce qu’on appelle ici le secteur volontaire. Au lieu d’embaucher des fonctionnaires, le gouvernement précédent a donné beaucoup d’argent à des organisations qui vont offrir des services spécifiques auprès de communautés particulièrement vulnérables.

Militants professionnels

Plein d’associations LGBT se sont créées dans les dernières années quand le Labour était au pouvoir pour faire ce travail communautaire. Broken Rainbow [en] aide les victimes de violences domestiques au sein des couples de même sexe, Galop [en] lutte spécifiquement pour aider les victimes d’homophobie, Stonewall Housing [en] tente d’aider les LGBT à se loger, Open Doors [en] s’occupe des LGBT âgés, etc. Tous ces groupes perdent leur financement public ainsi que les services VIH de prévention ou de dépistage. Il n’y a plus d’argent pour mener des enquêtes profondes contre les crimes de haine ou assurer la sensibilisation aux cultures LGBT dans les écoles à l’occasion du LGBT History month [en] chaque mois de février. Bref, tout ce que nous avons gagné en droits, ces organisations qui apportent une aide concrète au sein de la communauté auprès des personnes les plus vulnérables sont en train de le perdre en moyens et risquent parfois de disparaitre. Selon moi, c’est la pire menace depuis Section 28, sauf qu’officiellement les leaders des organisations LGBT mainstream qui ne sont plus vraiment militants, mais des professionnels, ne portent pas de discours sur ces coupes budgétaires. La plupart sont de toute façon des hommes conservateurs qui soutiennent la politique du gouvernement et ne considèrent en rien ces coupes comme une question gay.

Il est vrai que l’ensemble du pays est concerné par les coupes budgétaires et les gens se préoccupent plus de leur service public que du budget de ces associations. Mais la gestion d’un budget, c’est une question très politique, non ? Le fait que les gays, lesbiennes, bis et trans’ puissent être davantage concernés par l’accès aux services publics, l’accès aux soins par exemple, c’est bien une question politique qui devrait intéresser la communauté ? Pour l’instant, seuls quelques groupes queer radicaux comme Queer Resistance, ou des syndicalistes LGBT tentent de dénoncer cette situation. La question de ces coupes budgétaires ne sera pas une revendication de Pride London ni des journalistes gays qui sont plus préoccupés pour l’instant par les musulmans homophobes.

Récemment, l’association Stonewall a remis un prix à la ministre du Home office Teresa May, car ce ministère aurait une politique de non-discrimination et serait gay-friendly auprès de ses employés gays. Pourtant, Teresa May a voté à plusieurs reprises dans le passé contre les droits LGBT ou contre le droit à l’avortement. Elle a sans doute changé entre temps. C’est ce qu’elle dit. Mais les pratiques d’expulsion des demandeurs d’asile LGBT de la part de son ministère, elles, n’ont pas changé. Stonewall avait déjà été sous le feu des critiques l’année d’avant pour avoir nominé la journaliste lesbienne Julie Bindel pour un prix similaire. Or, Bindel, influencée par un féminisme radical séparatiste, est également fortement controversée pour ses prises de position sur les trans’ et les travailleurs du sexe. Manifestement Stonewall n’y avait pas pensé.

Aujourd’hui en France on nous dit de marcher en 2011 et de voter en 2012. On devine que ça veut dire voter pour les partis de gauche et le Parti socialiste de préférence. Mais une fois que certains dans notre mouvement obtiendront les postes qu’ils convoitent depuis longtemps, et que certains ont déjà d’ailleurs, que va-t-il se passer pour les autres ? On nous dit qu’on aura le mariage et l’adoption et je veux bien croire que le PS le fera. Mais que va-t-il arriver pour les autres qui ne sont pas dans une situation de vie de couple ou familiale, voire qui rejettent ce mode de vie ? Est-ce que le mouvement gay ne risque pas de s’arrêter tout simplement une fois que chacun pensera que nous avons acquis l’essentiel avec l’égalité des droits? N’est-ce pas ce qui est déjà en train d’arriver quand on nous appelle juste à voter comme s’il suffisait de faire confiance à nos élus ?

Récupération impérialiste

Surtout, il faudrait comprendre que ce mouvement n’est pas que gay, ou pas que LGBT, si on prétend sérieusement à l’inclusion. Les hommes gays ne peuvent pas parler au nom des LBT comme ils le font, et c’est pour ça que je parle surtout de mouvement gay dans ce texte au lieu de reprendre l’ensemble LGBT habituel qui finalement ne veut rien dire à part une forme de récupération impérialiste si je comprends bien la critique de Lalla Kowska-Régnier.

Ce mouvement est aujourd’hui représenté par des personnes qui font en partie carrière grâce à lui. Mais j’aimerais que nous n’oublions pas qu’il a été initié et vit encore à travers des personnes qui se battent parce qu’elles savent qu’elles n’ont plus rien à perdre. Je pense aux personnes qui n’ont ni carrière, ni réputation, ni famille à défendre ou à protéger. Je pense aux putes, folles, trans’, squatters, usagers de drogues, séropos, précaires, chômeurs, banlieusards, butches, immigrés, SDF, etc. Toutes ces personnes qui sont parfois stigmatisées comme trop radicales, donnant une trop mauvaise image, trop sexuelles, trop communautaristes, trop en colère, trop hystériques ; toutes ces personnes qui n’ont même pas la possibilité de cacher qui elles sont dans un placard doré, qui ne peuvent pas acheter l’acceptation des hétéros car elles n’ont pas d’argent, et qui n’ont pas de garde du corps pour les protéger quand elles se font agresser. Ces personnes, à y regarder de plus près, forment la majorité de notre communauté.

Notre avenir, ce n’est pas juste un bulletin de vote dans l’urne et une ou deux lois. Notre avenir doit rester politique et penser au delà des catégories LGBT. Notre avenir, c’est de continuer à lutter jusqu’à ce que tout le monde bénéficie de ce mouvement de libération. Notre libération sera commune et celle de toutes ou ne sera pas.


Article initialement publié sur Minorites.org sous le titre “LGBT du futur : clientélisme politique et coupes budgétaires”
Crédits Photo FlickR CC by-nc lewishamdreamer / by ceajae / by-nc KJGarbutt

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Homoparentalité: la fin du vide juridique français? http://owni.fr/2011/04/08/homoparentalite-la-fin-du-vide-juridique-francais/ http://owni.fr/2011/04/08/homoparentalite-la-fin-du-vide-juridique-francais/#comments Fri, 08 Apr 2011 13:37:14 +0000 Hélène David http://owni.fr/?p=55834 Le Sénat a voté ce jeudi 7 avril un amendement au projet de loi sur la bioéthique élargissant la procréation médicalement assistée (PMA) “à tous les couples”. S’il est adopté, les lesbiennes pourraient ainsi bénéficier de cette technique, jusque-là réservée aux couples hétérosexuels, et ainsi mettre fin au phénomène des “bébés Thalys”.

En parallèle, la communauté gay et lesbienne milite pour que les politiques s’emparent, à l’horizon 2012, de la question des nouvelles formes de parentalité qui résultent d’une évolution de la science d’une part, de la société d’autre part.

Alexandre Urwicz, co-président de l’Association des familles homoparentales (ADFH) insiste sur la nécessité de cette réflexion :

Si aucune action pédagogique ne vient sensibiliser les enfants sur la diversité familiale, les enfants de couples homosexuels pourraient être confrontés aux mêmes discriminations que les enfants de divorcés il y a vingt ans quand ils n’avaient pas le droit d’aller jouer avec les autres…

On peut logiquement penser que la banalisation de ces enfants aura naturellement lieu. Pourtant, il existe encore un vide juridique autour de cette question qui, d’après l’association, concerne 300.000 familles dont l’un des parents est homosexuel (contre 40.000 en 1999). Des chiffres qui ont une valeur indicative, tant la mesure de l’homoparentalité est complexe.

Une réalité niée

Concrètement, la parentalité est pour l’heure inaccessible aux couples homosexuels :

  • la procréation médicalement assistée (PMA) exclut les homosexuels, puisque l’insémination avec donneur est encore réservée aux couples hétérosexuels, à moins que l’amendement du Sénat ne soit validé.
  • La gestation pour autrui (GPA) est strictement illégale sur le sol français.
  • L’adoption est réservée aux couples hétérosexuels ou aux célibataires.

Résultat de cette législation : les couples n’ont d’autre choix que de la contourner et se rendent à l’étranger pour accéder à la PMA (en Belgique notamment) ou la GPA. Aux États-Unis, les Français sont les deuxièmes plus gros clients après les Américains pour la GPA.

Sur ce sujet pourtant, les mentalités évoluent plus vite que les lois. En témoigne ce sondage IPSOS qui montrait, en 2009 déjà, qu’une majorité de Français était favorable à la GPA, unique recours pour les couples homosexuels masculins d’avoir un enfant sans passer par l’adoption.

Pour l’adoption justement, même hypocrisie. Les couples homosexuels en étant écartés, c’est un seul des partenaires qui peut faire la demande d’adoption, en tant que célibataire. Souvent, les demandeurs sont encore contraints de dissimuler leur orientation sexuelle pour avoir une chance de recevoir l’agrément des conseils généraux. Alexandre Urwicz résume :

Pour certains travailleurs sociaux chargés des enquêtes, un homo est forcément considéré comme ayant une activité sexuelle intense, ce qui est aberrant, d’autant plus que dans le cadre de ces enquêtes, personne ne s’intéresse à l’activité sexuelle d’un hétéro !

En l’absence d’une législation favorable à l’adoption par les couples homosexuels, les demandeurs sont soumis au bon vouloir des enquêteurs et à leur vision de l’homosexualité.

Autre problème dans le cas de l’adoption, lorsqu’elle a été effectuée : seul le demandeur bénéficie du statut légal de parent, ce qui peut conduire l’autre parent social a des situations ubuesques. À l’hôpital par exemple, explique Alexandre Urwicz, qui pointe à nouveau le décalage entre la réalité et la loi :

Pour sortir un mineur de l’hôpital, il faut soit avoir le même nom de famille, soit jouir de l’autorité parentale. Dans les faits, l’hôpital peut confier l’enfant au parent social mais légalement, il n’en a pas le droit.

Des affaires récentes ont ouvert le débat

Ces derniers mois, différentes juridictions ont dû statuer sur des affaires qui ouvrent de fait le débat sur la législation actuelle.

En février dernier, la cour d’appel de Paris reconnaissait la validité en France de deux adoptions conjointes par des couples homosexuels. Dans ces deux couples ayant adopté pour l’un au Canada, pour l’autre au Royaume-Uni, les deux partenaires jouissent désormais du même statut juridique de parent.

Si ces arrêts constituent une petite brèche vers la possibilité pour les deux parents réels d’en obtenir le statut légal, ils ouvrent aussi à une discrimination de nationalité et invitent à “un exil juridique après l’exil procréatif” estime Philippe Rollandin, porte-parole de l’Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL).

Par ailleurs, ce 6 avril, la cour de cassation refusait aux époux Mennesson l’inscription à l’état civil français de leurs jumelles conçues en Californie par GPA. Réaction et analyse d’Alexandre Urwicz :

C’est consternant! Ce jugement n’est pas une application du droit mais l’interprétation d’une idéologie. Cela ouvre une discrimination sur l’origine conceptionnelle de l’enfant : certains enfants mériteraient d’être français et d’autres pas ! Par ailleurs, en droit français, la sanction s’applique au contrevenant et ici la sentence s’applique aux enfants, qui n’ont rien demandé à personne.

Le couple va déposer un recours devant la Cour européenne des droits de l’Homme, et d’ici quelques années les jumelles pourront de toute façon obtenir la nationalité française par une procédure de naturalisation.

Conservatisme idéologique

Globalement, la justice reconnaît le malaise et invite les politiques à se prononcer. Idem pour la communauté gay et lesbienne qui devrait voter massivement à gauche en 2012, face à l’”autisme” du gouvernement actuel :

À titre personnel, les hommes et femmes politiques nous disent qu’ils sont favorables à une évolution sur ces question, mais ils préfèrent avoir des lois qui font plaisir à leur électorat conservateur que de regarder la réalité en face.

Xavier Bertrand s’est déclaré opposé à l’amendement du Sénat adopté hier, estimant que le recours à la PMA ne devait avoir lieu que dans le cadre du “constat d’une infertilité médicale”. “Le gouvernement n’est pas prêt à suivre” a-t-il ajouté :

L’AMP est une réponse médicale à un problème médical.

Un nouveau vote devrait être demandé par le gouvernement sur cette question.

Associé à l’UMP, le mouvement Gaylib tente de faire bouger les lignes au sein de parti. Son président Emmanuel Blanc signait cette semaine sur son blog une tribune intitulée si vous voulez nos voix, donnez-nous nos droits. Il y reproche “la sortie des LGBT de l’agenda gouvernemental” et la stagnation du débat :

En 2011, nos familles ne sont toujours pas traitées comme les autres familles et ne bénéficient pas de la même considération vis-à-vis de la loi. Nos couples ne sont pas reconnus comme aussi valables que les couples hétérosexuels qui eux, ont le choix entre PACS ou mariage en fonction de leur projet de vie. Ce choix nous est refusé. Comme si nos choix de vie ne pouvaient être compatibles avec la stabilité familiale et la durée.

Crédits photos CC FlickR par Etsy Ketsy

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